Header

La rumba congolaise au patrimoine mondial culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco ?

Une campagne officielle a été lancée à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour promouvoir l’inscription de la rumba congolaise, style majeur de la musique africaine, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, ont annoncé des médias locaux, mercredi.

Les autorités congolaises de Kinshasa ont pris l’affaire à bras le corps. Pour expliquer l’ambition, Catherine Katungu Furaha, ministre de la Culture et des Arts, revient sur la genèse de ce style.

« La rumba, c’est l’histoire de l’esclavage qui est parti lors de la déportation amener les esclaves à traduire leurs souvenirs dans la danse à deux. Le geste avec leur nombril les a amenés à comprendre que les origines restent vivantes. Avec ces origines-là, ils ont perpétué le sens de la réjouissance, et avec l’évolution et avec l’histoire, les grands de la rumba dans notre pays, comme Grand Kalle et les autres, sont allés à Cuba vers les années 1950 et Grand Kalle est revenu avec ça au Congo. Comme vecteur de civilisation, la rumba doit être protégée, conservée. C’est notre patrimoine que tout le monde devra promouvoir. »

Selon André Yoka Lye Mudaba, le directeur général de l’Institut national des arts et président du comité mixte pour la promotion de la rumba congolaise, cité par le quotidien Le Potentiel, il reste “la phase de promotion et de lobbying (…) afin d’appuyer activement cette candidature d’ici la fin de l’année 2021”, date à laquelle sera connue la décision de classer, ou non, le mythique style musical au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La version cubaine de la rumba a, elle, déjà été admise par l’Unesco en 2016.

Partager l'info
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vous allez aimer aussi ...

0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *